A l'atelier

La totale liberté de peindre s'accorde avec quelques règles du jeu dont le respect de soi, des autres et du matériel est le socle.

Au centre de l'atelier, la table-palette commune. Alignés, des pinceaux petits gris purs et des gouaches naturelles à disposition. On s'y rencontre.

Chacun ensuite, pinceau en main retourne vers sa feuille, espace privé libre et infini ( les parois peuvent accueillir de très grands formats). Debout, la gestuelle est sans entrave. Libérée de l'intention comme de la réflexion et guidée par le plaisir, la trace spontanée peut advenir et s'épanouir.

 

La tenue du pinceau est précise et souple, on trace sans écraser les poils, en évitant que la main prenne appui sur la feuille, on attend qu'une couleur soit sèche pour la recouvrir...une suite de menus gestes qui nécessitent attention et concentration. Une fois ceux-ci intégrés, la liberté sur la feuille est totale, juste équilibre où le plaisir du savoir faire vient servir la spontanéité.

 

Aucun commentaire ni d'autrui ni de soi-même sur ce qui est tracé. Format, couleurs, espace, formes, chacun choisit, expérimente, crée son univers, affirme sa singularité au milieu des autres. De même on décide seul quand sa peinture est achevée.

La "praticienne", une présence attentive et discrète protégeant votre concentration.

Elle prend en charge les contingences matérielles  (apporter un escabeau pour peindre là-haut, fabriquer le mélange de couleurs souhaité, déplacer une punaise ou ajouter une feuille si vous voulez étendre votre peinture...), vous laissant ainsi allégé et tout à l'aventure intime de votre tracé.

La trace spontanée n'est pas destinée aux autres, elles est sans visée artistique. Préserver les peintures des regards et commentaires extérieurs est ce qui permet, en amont, de s'y aventurer en toute sérénité.

Les peintures sont soigneusement archivées dans un carton à dessins au nom de chacun. Il est bien sûr possible de venir voir son dossier en cours d'année sur rendez-vous.